Communiqué de presse – 7 juillet 2026
L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) est parvenu à identifier et à analyser une filière internationale utilisée pour la distribution de plus de 200 000 préservatifs contrefaits en Europe. Ces produits étaient commercialisés sous le nom et le logo d’une marque renommée.
À Bruxelles, à l’issue de l’enquête, le directeur général de l’OLAF, Petr Klement, a déclaré : « Les préservatifs contrefaits sont dangereux. Ils ne sont ni testés, ni contrôlés, ni sûrs. Ils peuvent favoriser la propagation des infections sexuellement transmissibles. C’est pourquoi l’OLAF a ciblé les réseaux à l’origine de ce trafic illicite. »
L’enquête de l’OLAF a reposé sur une analyse approfondie de ses bases de données et de sources d’information accessibles au public, après la réception de renseignements transmis par plusieurs autorités nationales.
En coopération avec les administrations douanières nationales, l’OLAF a comparé les produits saisis en Roumanie, en Serbie et en Espagne, établissant qu’ils provenaient tous d’une même source située en Chine.
Grâce à sa coopération avec les autorités chinoises, l’OLAF a pu identifier l’exportateur responsable des expéditions. Les marchandises avaient été frauduleusement déclarées comme des jouets, vraisemblablement afin d’échapper aux contrôles des autorités.
Dans l’Union européenne, les préservatifs sont considérés comme des dispositifs médicaux.
Leur importation est soumise à des exigences strictes en matière de santé et de sécurité. Ils doivent notamment porter le marquage CE et être conformes à des normes telles que ISO 4074, garantissant leur sécurité et leur efficacité.
Grâce à cette enquête, l’OLAF a réussi à interrompre un important flux de préservatifs ne répondant pas aux exigences européennes en matière de qualité, notamment concernant :
– les contrôles de contamination microbiologique ;
– la biocompatibilité ;
– les essais d’étanchéité ;
– les dimensions réglementaires ;
– la durée de conservation ;
– les tests de stabilité.
L’utilisation de ces produits aurait pu exposer les consommateurs à des risques importants, notamment :
– la transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST) ;
– des grossesses non désirées ;
– une exposition à des substances chimiques ou matériaux potentiellement dangereux.
La valeur commerciale des préservatifs contrefaits saisis est estimée à plus de 200 000 euros.
L’OLAF poursuivra sa coopération avec les autorités nationales, les titulaires de droits et ses partenaires internationaux afin d’identifier les nouvelles menaces et de démanteler les chaînes d’approvisionnement illicites liées aux produits contrefaits.
Mission de l’OLAF :
L’Office européen de lutte antifraude a pour mission de détecter, enquêter et mettre fin aux fraudes portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne.
À ce titre, il :
– mène des enquêtes indépendantes sur les fraudes, la corruption et les irrégularités touchant les fonds européens ;
– contribue à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions européennes en enquêtant sur les fautes graves commises par les membres ou le personnel des institutions de l’Union ;
– participe à l’élaboration de la politique européenne de lutte contre la fraude.
Dans le cadre de ses compétences, l’OLAF peut notamment enquêter sur :
– les fraudes affectant les dépenses de l’Union européenne (fonds structurels, politique agricole, développement rural, aides extérieures, dépenses directes) ;
– certaines recettes de l’Union, notamment les droits de douane ;
– les soupçons de fautes graves commises par les agents ou les membres des institutions européennes.
À l’issue de ses enquêtes, il appartient aux autorités compétentes de l’Union européenne et des États membres de décider des suites judiciaires ou administratives à donner aux recommandations de l’OLAF.
Toute personne concernée est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction nationale ou européenne compétente.
