Les services des douanes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ont réalisé depuis le début de l’année une importante série de saisies de GBL (gamma-butyrolactone), un produit chimique industriel pouvant être détourné pour être consommé comme GHB, plus connu sous le nom de « drogue du violeur ».
Les contrôles effectués sur le fret express et le courrier postal ont permis d’intercepter près de 50 litres de GBL, représentant une valeur estimée à plus de 200 000 euros sur le marché illicite.
Au total, 23 procédures judiciaires ont été engagées à la suite de ces découvertes.
La GBL est utilisée légalement dans certains secteurs industriels comme solvant ou décapant.
Toutefois, une fois ingérée, elle est rapidement transformée par l’organisme en GHB, une substance aux effets psychoactifs pouvant être utilisée à des fins criminelles.
Les enquêtes ont montré que les produits provenaient systématiquement des Pays-Bas et étaient destinés à des particuliers ne pouvant justifier d’un usage professionnel.
En France, la vente ou la cession de GBL pure aux particuliers est strictement encadrée depuis 2011. Les services douaniers peuvent également recourir à la clause dite « catch all », permettant la saisie de marchandises lorsqu’il existe un risque sérieux de détournement à des fins illicites.
Cette affaire illustre l’importance du ciblage douanier, du contrôle du fret postal et de la coopération entre les services pour lutter contre les trafics de substances chimiques détournées de leur usage légal et protéger la santé ainsi que la sécurité publiques.
