Depuis le 3 septembre 2026, les États-Unis appliquent de nouveaux droits de douane sur une large gamme de drones importés et sur certains de leurs composants.
Les mesures prévoient notamment :
- un droit de douane de 100 % sur les drones dont le poids au décollage dépasse 25 kilogrammes ;
- une taxation identique pour les appareils équipés de caméras thermiques ;
- un droit de 100 % sur certaines stations d’accueil et certains composants ;
- un droit de douane de 25 % sur les drones de plus petite taille.
L’administration américaine justifie cette décision par des considérations de sécurité nationale. Elle entend également encourager la fabrication de drones aux États-Unis et réduire la dépendance du pays envers les fournisseurs étrangers.
La Chine conteste la mesure
La Chine, qui occupe une position dominante sur le marché mondial des drones, a vivement protesté. Pékin estime que les États-Unis donnent une portée excessive à la notion de sécurité nationale et introduisent une discrimination à l’égard des produits chinois.
Les autorités chinoises dénoncent également les conséquences potentielles de ces droits de douane sur les chaînes internationales d’approvisionnement et sur la concurrence mondiale.
La société chinoise DJI, créée en 2006, représenterait à elle seule plus des deux tiers du marché mondial des drones. L’entreprise fait depuis plusieurs années l’objet de restrictions américaines concernant notamment son accès à certaines technologies.
Une mesure aux multiples enjeux
Au-delà de leur dimension commerciale, ces nouveaux droits de douane illustrent le rôle stratégique désormais occupé par les drones, utilisés dans de nombreux domaines :
- défense et sécurité ;
- surveillance des frontières ;
- agriculture ;
- logistique ;
- photographie et audiovisuel ;
- recherche et secours ;
- protection des infrastructures.
Cette décision confirme également que la politique douanière constitue un instrument majeur de souveraineté industrielle, technologique et sécuritaire.
