Les agents des douanes de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca ont déjoué une importante tentative de sortie illégale de devises à destination de Dubaï.
Un ressortissant mauritanien a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol de la Royal Air Maroc prévu aux premières heures de la matinée. Son comportement ayant attiré l’attention des douaniers, il a été conduit dans un espace de contrôle spécialisé afin que ses bagages soient inspectés de manière approfondie.
Les agents ont découvert une somme supérieure à deux millions d’euros, soit plus de 22 millions de dirhams, soigneusement dissimulée dans trois cartons de biscuits.
Les billets avaient été répartis sous les emballages d’origine afin de donner l’apparence de simples boîtes de friandises destinées à être offertes en cadeau. Le comptage officiel a toutefois rapidement révélé l’ampleur exceptionnelle de la somme transportée sans déclaration.
Cette saisie serait le résultat du dispositif de ciblage mis en œuvre par l’administration douanière marocaine. Celui-ci repose notamment sur l’analyse des profils des voyageurs, de leurs itinéraires et de leurs déplacements, en complément des contrôles physiques réalisés dans les aéroports.
Le voyageur serait arrivé au Maroc une vingtaine de jours auparavant en provenance de Mauritanie. Les enquêteurs soupçonnent qu’il aurait agi comme passeur pour le compte d’un réseau organisé spécialisé dans la fuite de capitaux et le transfert clandestin de fonds vers l’étranger.
La police judiciaire a été saisie de l’affaire et poursuit ses investigations sous la supervision du parquet compétent. L’enquête devra notamment déterminer l’origine exacte de l’argent, identifier ses véritables propriétaires et préciser sa destination finale.
Les autorités marocaines pourraient également solliciter les mécanismes de coopération internationale afin de rechercher d’éventuelles ramifications de ce réseau dans plusieurs pays.
Cette opération illustre unge nouvelle fois le rôle essentiel des services douaniers dans la lutte contre le blanchiment d’argent, la fuite illégale de capitaux et les circuits financiers criminels transnationaux.
