Faciliter les échanges pour mieux intégrer les pays en développement au commerce mondial

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En vingt ans, l’initiative « Aide pour le commerce », lancée sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a mobilisé 795 milliards de dollars d’aide financière et technique.
Une grande partie de ces financements a servi à construire ou moderniser des infrastructures , routes, ponts, voies ferrées et équipements énergétiques et à faciliter les échanges.

Au poste-frontière de Kazungula, entre la Zambie et le Botswana, le dédouanement des marchandises prend aujourd’hui environ 16 heures, contre plus d’une semaine auparavant.
Ce corridor est essentiel au transport des minerais de Zambie et de République démocratique du Congo vers les marchés régionaux et internationaux.

Les exportations de marchandises des pays en développement ont plus que doublé entre 2006 et 2024, passant de 4 600 à 11 800 milliards de dollars. Les échanges entre pays en développement ont également progressé. Mais les résultats restent inégaux : l’Afrique ne représente encore que 3 % des exportations mondiales de marchandises, et les pays les moins avancés (PMA), seulement 1 %.

Pour les administrations douanières, ces constats soulignent le rôle essentiel de la facilitation des échanges, de la modernisation des postes-frontières et du développement des corridors. Ils invitent aussi à renforcer la coopération régionale et à accompagner les pays dans les transformations numériques et technologiques du commerce.

Pour les pays africains francophones, l’enjeu est de convertir ces investissements en échanges plus rapides, plus sûrs et plus compétitifs, au bénéfice de l’intégration régionale et du développement économique.

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