De la Côte d’Ivoire au Kenya, du Nigeria à l’Angola, de nombreux pays investissent actuellement dans la modernisation de leurs infrastructures portuaires afin de répondre à la croissance des échanges internationaux.
L’Organisation maritime internationale (OMI) encourage cette évolution en soulignant l’importance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle pour améliorer la fluidité et la sécurité des chaînes logistiques.
Parmi les bénéfices attendus :
✔️ accélération du traitement des formalités douanières
✔️ meilleure traçabilité des marchandises
✔️ partage instantané des données entre les différents acteurs
✔️ réduction des erreurs administratives
✔️ optimisation des flux logistiques
✔️ lutte renforcée contre la fraude et certaines formes de corruption.
L’intelligence artificielle permet notamment de centraliser les informations relatives aux marchandises, aux documents douaniers, aux certificats sanitaires et aux opérations de transport, offrant ainsi une vision commune à tous les intervenants de la chaîne logistique.
Pour les administrations douanières africaines, cette évolution représente une opportunité majeure de modernisation, de facilitation des échanges et d’amélioration de la compétitivité des ports.
Toutefois, plusieurs défis demeurent :
🔹 coût des infrastructures numériques ;
🔹 besoins en énergie ;
🔹 cybersécurité ;
🔹 formation des personnels ;
🔹 accompagnement des évolutions professionnelles liées à l’automatisation.
L’Afrique dispose néanmoins d’atouts importants : une jeunesse qualifiée, des compétences numériques en forte progression et la possibilité d’intégrer directement les technologies les plus modernes sans passer par certaines étapes intermédiaires.
Les ports africains pourraient ainsi devenir, dans les prochaines années, des hubs logistiques de nouvelle génération au service du commerce mondial.
AIDF – Association Internationale des Douaniers Francophones
